le soleil d’octobre, l’été indien…

Le soleil est encore chaud ici, en journée. Hier, du temps pour le jardin, du temps pour goûter l’été indien, du temps pour projeter des images du jardin de l’an prochain…

Les feuilles d'or - Automne 2016

Ce matin, j’écris… Quelques mots. Les fenêtres de la maison sont toutes, grande ouverte, laissant les flots de soleil se déverser dans les chambres. D’où je suis, je l’admire au travers des jeux d’ombre et de lumière…

Chapeau de soleil à l'ombre - Automne 2016

Belle semaine les amis !

Le parcours de minigolf insolite…

Hello ! Quelques nouvelles d’un été très très chaud !

Avec mes petits fils, dont le séjour fut bien trop court, nous nous sommes évadés dans le minigolf de l’hôtel restaurant le « Stelsia »  à Saint-Sylvestre (47), à deux pas de chez moi… Sympa et insolite !

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De quoi oublier où nous étions, chaleur garantie !

Belle journée !

Mode « Stand-bye »…

Voyez ami, comme certains poètes savent bien dire les choses qui vous habitent….

Cogitations

IMG_9615Et s’usera le temps
au rythme des saisons.
S’useront mes printemps.
Et moi… je reste…

Je me voudrais marée
au rythme imperturbable.
Je me voudrais jetée.
Ou je me voudrais sable.

Et s’useront mes rêves.
Et s’usera ma joie.
S’useront mes combats.
Et s’usera ma sève.

IMG_0732Je me voudrais étang
à surface de moire
où les aubes et les soirs
se mirent infiniment..

S’usera ma gaieté.
S’useront mes attentes.
S’useront mes projets.
S’useront mes tourmentes.

Je me voudrais le vent.
Je me voudrais la mer.
Je me voudrais le temps
au rythme de la terre.

CIEL DORAGE ET SOLEILS’useront les images
qu’on garde au fond de soi.
Et s’useront les pages
qu’on se fit pas à pas.

Alors tel un vieux loup
au bout de son chemin,
je me voudrai caillou
au rythme de plus rien !

Esther Granek, Je cours après mon ombre, 1981

Liberté…

Je veux partager ce texte magnifique de Paul Eluard écrit en 1940…

Liberté de Paul Eluard

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

PEluard_Liberte_ page1_MRN

Manuscrit Paul Eluard. Sources : https://www.reseau-canope.fr/cnrd/document/6578

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Paul Eluard-Fernand Léger, "Liberté" © Paul Eluard-Fernand Léger, "Liberté" (détail), Seghers ed., Paris, 1953 © ADAGP, Paris 2015 © RMN-GP/ photo M. Rabeau. Livre de 1953 © Editions Seghers. Texte : Paul Eluard, poème "Liberté" in Au rendez-vous allemand © 1945 by Les Editions de Minuit - See more at: http://musees-nationaux-alpesmaritimes.fr/fleger/evenement/l-exposition-autour-du-poeme-liberte-paul-eluard-et-fernand-leger-en-dialogue#sthash.7tB4Lzge.dpuf

Paul Eluard-Fernand Léger, « Liberté »
©
Paul Eluard-Fernand Léger, « Liberté » (détail), Seghers ed., Paris, 1953 © ADAGP, Paris 2015 © RMN-GP/ photo M. Rabeau. Livre de 1953 © Editions Seghers. Texte : Paul Eluard, poème « Liberté » in Au rendez-vous allemand © 1945 by Les Editions de Minuit
– See more at: http://musees-nationaux-alpesmaritimes.fr/fleger/evenement/l-exposition-autour-du-poeme-liberte-paul-eluard-et-fernand-leger-en-dialogue#sthash.7tB4Lzge.dpuf

Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Je viens de découvrir la vidéo après avoir plusieurs fois écouté la chanson reprise par les » enfoirés ». 

Migration… du blog !

Jardin d'hiver à Cuzorn (47)

Jardin d’hiver à Cuzorn (47)

Chers abonnés délaissés mais toujours aimés…
Voila que je fais mes premiers pas toute seule comme une grande… avec WordPress

Mon humeur est un peu maussade, en rapport avec le temps, en rapport avec mon âme…

Les beaux jours sont attendus comme une chance de renaissance, comme un espoir d’inspiration, comme une île pour un naufragé…

Hop, un petit tour dans ma galerie photo pour partager une l’ambiance d’un jardin d’hiver en charmante compagnie… Merci Monsieur Salvador…

Belle soirée !

Bien sur, ceux que nous aimons…

« Bien sur, ceux que nous aimons ne nous appartiennent pas, mais notre cœur leur appartient. »

 Voyage au cœur du chagrin – Susan Squellati Florence

coucher de soleil sur la colline 3

Lever ou coucher de soleil… Toujours magnifique…

Qu’il est doux de retrouver ceux que nous aimons après l’absence, l’hôpital, le doute… A bientôt !

L’attente…

Vous, ma maîtresse chérie, je vous attends. Chaque matin je vous appelle ; chaque matin, je crie mon besoin de vous voir. Un appel si particulier que forcément, vous savez que je vous appelle… Je me campe devant votre porte. Assise, patiente. Parfois je devine un soupir, un bâillement… J’entends… J’ai veillé sur la maison pendant votre sommeil. A l’affût du moindre bruit, de ces mouvements inaudibles pour vos oreilles humaines. Je peux barrer la retraite au mulot imprudent… pour vous plaire. Je vous attends… J’approche mon nez de la fente de la porte. Je sens votre parfum, je sens cette nouvelle crème pour vos mains. J’aime alors y frotter mes babines.

Vous vous éveillez. Vos pieds enfilent les chaussons et la soie de votre peignoir crie doucement sur votre corps. Vous faites le tour du lit. J’attends follement… Je me frotte à cette porte qui tarde à s’ouvrir. Allez-vous me voir ? J’aperçois votre jambe dans l’entrebâillement et me couche à vos pieds au risque de vous faire trébucher. Mais vous saviez vous aussi… Comme chaque matin, je suis là ! Je m’étire sur le flanc, plissant les yeux, tirant sur mes pattes, délicieusement, délivrée de ma posture de gardienne. Votre main se perd dans mon pelage, vos doigts glissent dans les longs poils et je vous offre mon ventre. Que miaulez-vous ce matin ? je sais vos intentions dans vos intonations. Peut-être un peu pressée ce matin ? Rétablissement vite fait sur mes quatre pattes, direction, ma fenêtre… Je vous précède, ne sachant vraiment pas ce que vous allez faire, et me retourne pour vérifier que vous me suivez bien. Notre rituel matinal est bien rôdé. Sur le bras du canapé, été comme hiver, je vous demande d’ouvrir ma fenêtre, puis mes volets. Chaque matin, ils grincent pour moi. Un saut sur le radiateur, puis sur le rebord de la fenêtre…. Enfin, sentir les odeurs de la nuit qui fuit, c’est vital pour moi… Vous me regarder faire chaque matin. Puis je devine le passage du mâle d’en face qui ne peux s’empêcher, malgré la peignée que je lui ai mise, de revenir sous ma fenêtre la nuit marquer son territoire sur le pot de fleur de ma maîtresse, ça m’agace… Je l’entends parfois grogner. Vous aussi grogner après ce voisin envahissant. D’un bond, je me retrouve sur la terrasse et invariablement – ou presque – je longe la maison et tourne le coin, pudiquement pour me soulager vers le fond du jardin. Je reviens vite, car pour rien au monde je ne voudrais louper la friandise matinale que vous m’offrez lors de votre premier repas… Sur votre doigt, un peu de cette graisse à étaler… J’en raffole et cela me met en appétit pour déguster mes croquettes croustillantes. Voilà qu’il est temps de vous quitter douce maîtresse. Juste un dernier regard vers vous avant de rejoindre mon lit dans la chambre des enfants… qui ne sont plus là !

Un jour, comme çà… Janvier 2016

P

Défi…des fois… Jouer le jeu, quoi !

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Le P… Ben là… J’ai pas su anticipé…. Alors voilà mon dernier délire…

 

Et non… Je ne suis pas partie à Papeete !
Bien que telle était mon intention… Je l’ai loupé !
Quoi ? Et bien l’avion ! Ah quelle équipée !

Alors, bien déconcertée, j’étais toute crispée
Et mes amis m’ont invité pour m’occuper
Et que je pense à autre chose… J’avais enfin la paix.

Pourquoi ? parce que une fois qu’il m’ont fait boire une lampé
De Malibu au jus d’ananas bien frappé
Nous avons été au concert dans les Pyrénées, à Saint-Pée…

J’ai surtout aimé la chanson de Stéphane Eicher, « déjeuner en paix »
E partage…

[youtube]https://youtu.be/4J5S9IDsQkI[/youtube]

Se délecter des mots des automnes en vers…

Brumes sur le Lot 2-reduitVoilà que je relis les vers d’Anna de Noailles qui viennent illustrer quelques-unes des photos de mes dernières balades…

Tout comme le printemps, j’attends cette saison avec délice, espérant ses couleurs magnifiques et chaudes, goûtant la tiédeur d’un soleil émergeant des brumes matinales, foulant avec les souvenirs de ma jeunesse, les feuilles mourantes qui sacrifient leur vie pour le renouveau de la terre…

Premieres couleurs d automne-reduitAvant d’ entrer en octobre, pour vivre, peut-être, un bel été indien… regardons encore septembre !

L’automne 

Voici venu le froid radieux de septembre :
Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ;
Mais la maison a l’air sévère, ce matin,
Et le laisse dehors qui sanglote au jardin.

Comme toutes les voix de l’été se sont tues !
Pourquoi ne met-on pas de mantes aux statues ?
Tout est transi, tout tremble et tout a peur ; je crois
Que la bise grelotte et que l’eau même a froid.

Les feuilles des trembles meurent sur l eau...

Les feuilles des trembles meurent sur l eau…

Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
Elles voudraient aller où les oiseaux s’envolent,
Mais le vent les reprend et barre leur chemin
Elles iront mourir sur les étangs demain.

Le silence est léger et calme ; par minute
Le vent passe au travers comme un joueur de flûte,
Et puis tout redevient encor silencieux,
Et l’Amour qui jouait sous la bonté des cieux

S’en revient pour chauffer devant le feu qui flambe
Ses mains pleines de froid et ses frileuses jambes,
Et la vieille maison qu’il va transfigurer
Tressaille et s’attendrit de le sentir entrer.

Anna de Noailles, Le cœur innombrable