Derrière chez moi..

La maison cache au monde une partie de nature rien qu’à moi. De ma fenêtre, je caracole au gré de mes envies, de mon humeur et du temps qu’il fait, le plus souvent au petit matin, aux premières lueurs. Les matins ne se ressemblent jamais. Couleurs, saisons, plein soleil, brumes. Les brumes qui collent à la maison effacent les arbres, les champs, les couleurs même…

Ce matin, les nappes de brumes bleutées glissent sur les sillons laissés par la charrue. Les plaies ouvertes avalent goulûment les gouttelettes légères, un peuplier d’Italie émerge par moment de la nappe éphémère, dressant ses branches presque nues vers un ciel noyé. Au-delà, je devine les collines jouant du brouillard en nuances de gris-bleu. Reste là, si près, la brumaille à portée de main. Ouvrir la fenêtre, tout doucement, deviner les premiers piaillements, caresser la chatte isabelle qui saute sur le rebord et fixer l’instant, avec mes mots, et un instantané.

Beau week-end les amis !