Catégorie : Instants photos

Le parcours de minigolf insolite…

Hello ! Quelques nouvelles d’un été très très chaud !

Avec mes petits fils, dont le séjour fut bien trop court, nous nous sommes évadés dans le minigolf de l’hôtel restaurant le « Stelsia »  à Saint-Sylvestre (47), à deux pas de chez moi… Sympa et insolite !

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De quoi oublier où nous étions, chaleur garantie !

Belle journée !


Mode « Stand-bye »…

Voyez ami, comme certains poètes savent bien dire les choses qui vous habitent….

Cogitations

IMG_9615Et s’usera le temps
au rythme des saisons.
S’useront mes printemps.
Et moi… je reste…

Je me voudrais marée
au rythme imperturbable.
Je me voudrais jetée.
Ou je me voudrais sable.

Et s’useront mes rêves.
Et s’usera ma joie.
S’useront mes combats.
Et s’usera ma sève.

IMG_0732Je me voudrais étang
à surface de moire
où les aubes et les soirs
se mirent infiniment..

S’usera ma gaieté.
S’useront mes attentes.
S’useront mes projets.
S’useront mes tourmentes.

Je me voudrais le vent.
Je me voudrais la mer.
Je me voudrais le temps
au rythme de la terre.

CIEL DORAGE ET SOLEILS’useront les images
qu’on garde au fond de soi.
Et s’useront les pages
qu’on se fit pas à pas.

Alors tel un vieux loup
au bout de son chemin,
je me voudrai caillou
au rythme de plus rien !

Esther Granek, Je cours après mon ombre, 1981


La poésie, un prétexte à photo…

Ma maison est assise au vent… de Cécile Sauvage (1909)

Tirée du recueil « Mélancolie ».

Ma maison est assise au vent
Dans une plaine sombre et nue
Comme un tombeau pour un vivant
Où s’agite ma chair menue.

Les longs brouillards viennent frôler
Au soir ma porte solitaire,
Et je ne sais rien de la terre
Que ma tristesse d’exilé.

 

Brumes sur le Lot - Automne 2015


Se délecter des mots des automnes en vers…

Brumes sur le Lot 2-reduitVoilà que je relis les vers d’Anna de Noailles qui viennent illustrer quelques-unes des photos de mes dernières balades…

Tout comme le printemps, j’attends cette saison avec délice, espérant ses couleurs magnifiques et chaudes, goûtant la tiédeur d’un soleil émergeant des brumes matinales, foulant avec les souvenirs de ma jeunesse, les feuilles mourantes qui sacrifient leur vie pour le renouveau de la terre…

Premieres couleurs d automne-reduitAvant d’ entrer en octobre, pour vivre, peut-être, un bel été indien… regardons encore septembre !

L’automne 

Voici venu le froid radieux de septembre :
Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ;
Mais la maison a l’air sévère, ce matin,
Et le laisse dehors qui sanglote au jardin.

Comme toutes les voix de l’été se sont tues !
Pourquoi ne met-on pas de mantes aux statues ?
Tout est transi, tout tremble et tout a peur ; je crois
Que la bise grelotte et que l’eau même a froid.

Les feuilles des trembles meurent sur l eau...

Les feuilles des trembles meurent sur l eau…

Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
Elles voudraient aller où les oiseaux s’envolent,
Mais le vent les reprend et barre leur chemin
Elles iront mourir sur les étangs demain.

Le silence est léger et calme ; par minute
Le vent passe au travers comme un joueur de flûte,
Et puis tout redevient encor silencieux,
Et l’Amour qui jouait sous la bonté des cieux

S’en revient pour chauffer devant le feu qui flambe
Ses mains pleines de froid et ses frileuses jambes,
Et la vieille maison qu’il va transfigurer
Tressaille et s’attendrit de le sentir entrer.

Anna de Noailles, Le cœur innombrable

 


La poésie, comme un prétexte aux photos…

 

Eté 2015 - Le rosier blanc grimpant de Gavaudun

Eté 2015 – Le rosier blanc grimpant de Gavaudun

L’odeur de rose, faible, grâce au vent léger d’été qui passe, se mêle aux parfums qu’elle a mis.
Paul Verlaine (1844-1896)

J'ai voulu ce matin te rapporter des roses...

J’ai voulu ce matin te rapporter des roses…

Les roses de Saadi

J’ai voulu ce matin te rapporter des roses ;
Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les nœuds trop serrés n’ont pu les contenir.

Les nœuds ont éclaté. Les roses, envolées
Dans le vent, à la mer s’en sont toutes allées.
Elles ont suivi l’eau pour ne plus revenir ; 

...La vague en a paru rouge...

…La vague en a paru rouge…

La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée…
Respires-en sur moi l’odorant souvenir. 

Marceline Desbordes-Valmore


Guérande, c’est aussi… le sel !

Bonjour,
IMG_6823Toujours un peu en Bretagne… Je n’ai pas fini de vous en parler…
Et je ne pouvais pas passer à Guérande et la quitter, sans voir les marais salants…

Ils sont de tous côtés… Je préfère les aborder loin des touristes…
IMG_6822Alors après quelques difficultés pour trouver un endroit où me garer sans souci, j’ai « volé » quelques vues que je partage avec vous…

 

 

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Beau dimanche !


Guérande cité close, une belle découverte…

Souvenirs d’une escapade entre mère et fille…
Plan de la ville close de GuerandeCIMETIERE NORDIMG_6779 IMG_6782Pas besoin de beaucoup de mots pour décrire une jolie petite cité close… Y flâner, dans ses rues pittoresques et encore sages, sans la foule touristique estivale, y rêver à la terrasse d’un café devant la collégiale, se raconter des tas de souvenirs, et des projets encore…

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IMG_6793 IMG_6812IMG_6804 IMG_6784Rentrer chez l’enlumineur pour lui faire écrire sur des marque-pages les prénoms d’une sœur, d’une fille… et puis sans contrainte d’heure, s’installer à la terrasse d’une crêperie pour déguster une galette généreusement garnie et une bolée de cidre…

A bientôt…

 


Difficile de travailler dans ces conditions…

Follette squatte ma place !Mon amie Follette a décidé pour moi…. Aujourd’hui, relâche ! 13° et soleil… Elle souhaite sortir et c’est une demande, insistante, à la rejoindre…

La pause sera peut-être plus longue… Besoin de faire d’autres travaux… Photographiques, ceux-là… Une série romantique avec des roses.et plus de 350 photos à « triturer », alors avec Follette qui prend toute la place, cela ne va pas être facile…

Quelques articles en brouillon pour l’instant !

A bientôt !

rosee sur rose 2

 roses et pendule 2

 


De OB à apln…

Bonjour,

Une idée… Un jour… Quitter OB et venir chez apln… Pourquoi pas ?

Passer à l’action. Comment ? Un ancien d’OB qui a déjà migré me donne un contact.  Gebee, fait tout cela…et hop, me voilà !

Alors, publier mon premier article, est-ce si facile que çà ?

Voici pour les amoureux du ciel, deux de mes dernières prises de vue. Si elles vous inspirent, lâchez-vous…

 

 Il est des soirs où le ciel vous offre ses plus belles robes. 

Belle nuit !


Mon ciel dans tous ses états, et même plus…

Pas de force pour écrire en ce dimanche… Fait froid !

En panne de vers, mais du vert, vraiment vert… Je n’en manque pas ! Une vraie symphonie ! La campagne décline en ce moment, toutes les sortes de verts dont elle dispose… Des pâles et
des sombres, de ceux qui annoncent les futurs épis de blé et autres céréales, des verts gris sur les tuiles et dans les cours, des lichens et des mousses qui se gorgent du trop pleins des eaux…
Des verts cristallins, qui se cachent, timides et mélodieux, tapis aux fonds des ruisseaux et sur les plages des étangs qui habituellement sont découvertes… Des verts noirs, ceux des aiguilles de
pins qui jouent avec le soleil, cachant ceux qui chantent la nuit et dorment dans leur bras accueillants pendant le jour… Et dominant cet orchestre verdoyant, de nombreuses partitions qui se
mêlent et s’emmêlent à celles des verts… le chant des oiseaux : le signe de la vie des piaillements des petits, les ballets amoureux et ailes qui s’étreignent, les bâtisseurs ailés et becs
adroits… Pas de moteurs…A peine de brise pour faire chanter les feuilles… Une douce matinée d’avril…

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Alors George Sand se joint à moi, avec ces vers à elle, que je déclame haut et fort en regardant le ciel…

N’est-il pas plus beaux conseils à donner à ses petits-enfants, comme elle le fit à travers ses vers, offert à sa petite-fille Aurore, l’année de sa naissance ?

À Aurore

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand (1866)

Bon dimanche avecl’album photo de mon ciel dans tous ses états, et même plus…