Catégorie : Le défi ou le casse-tête

P

Défi…des fois… Jouer le jeu, quoi !

 aquoicarime-300x211111

 

 

Le P… Ben là… J’ai pas su anticipé…. Alors voilà mon dernier délire…

 

Et non… Je ne suis pas partie à Papeete !
Bien que telle était mon intention… Je l’ai loupé !
Quoi ? Et bien l’avion ! Ah quelle équipée !

Alors, bien déconcertée, j’étais toute crispée
Et mes amis m’ont invité pour m’occuper
Et que je pense à autre chose… J’avais enfin la paix.

Pourquoi ? parce que une fois qu’il m’ont fait boire une lampé
De Malibu au jus d’ananas bien frappé
Nous avons été au concert dans les Pyrénées, à Saint-Pée…

J’ai surtout aimé la chanson de Stéphane Eicher, « déjeuner en paix »
E partage…

[youtube]https://youtu.be/4J5S9IDsQkI[/youtube]


Lettre à mon bel hidalgo…

Défi…des fois… Jouer le jeu, quoi !

aquoicarime-300x211111

 

 

 

 

 

L’O…pas facile ! Même s’il y a plein, plein de suffixes en O… Pour rester dans le domaine musical… Petites fiction !

Lettre à mon bel hidalgo…

Pourquoi vivre dans un tel quiproquo ?
Pourquoi m’as-tu tourné le dos ?
Quand nous avions la deux chevaux,
Nous étions jeunes et beaux,
Et la vie elle-même était comme un adagio…
Nos meilleures années ? Mon dieu que c’est rétro !
Aujourd’hui, chacun de nous soigne ses maux.
Nous n’avons pas su trouver les mots
Nageant toujours entre deux eaux…
Après avoir vécu appassionato
Nous aurions dû rester disco !

 

Bye bye ! Ciao !
Quand tu veux au Cafecito !

La semaine prochaine ? J’espère la Paix !

 


Au clair de lune…

Défi…des fois… Jouer le jeu, quoi !
aquoicarime-300x211111

 

 

 

 

 

Quelqu’un l’avait deviné… que j’annonçais le N
Car oui, j’ai écouté de façon très sereine,
La neuvième symphonie de Beethoven…

clair de lune TrentelsEh voilà ! J’y suis à la semaine prochaine…
Le voyage se fera ici, tout près de la fontaine
Un décor magnifique. Une rivière souterraine
Des fleurs par milliers… Chaque jour, je sème des graines
Qui font ce qu’elles veulent ! Ici rien ne pousse. Là, elles se déchaînent.
Comme dans certaines symphonies de Ludwig Van Beethoven…
Merveilleux compositeur, quel bienfait sa rencontre avec Haydn
Et ses études menées dans cette merveilleuse ville de Vienne[1] !
Je n’ai de cesse que de m’asseoir près de la fontaine,
Fenêtre ouverte laissant la musique en stéréo sur la chaîne,
S’échapper… Venir jusqu’à moi, faire bruisser le grand chêne…
Et doucement pleurer sur mes amours mortes…Que de chagrins, que de peines…

A vous ami, je murmure sans gêne : Ah que j’aime ce claire de lune,
La Sonate numéro 14 en do[2] !

 A très vite pour d’autres mots…


[1] Le 2 novembre 1792 Ludwig Van Beethoven quitte les rives du Rhin pour ne jamais y revenir, emportant avec lui cette fameuse recommandation de Waldstein :
« Cher Beethoven, vous allez à Vienne pour réaliser un souhait depuis longtemps exprimé : le génie de Mozart est encore en deuil et pleure la mort de son disciple. En l’inépuisable Haydn, il trouve un refuge, mais non une occupation ; par lui, il désire encore s’unir à quelqu’un. Par une application incessante, recevez des mains de Haydn l’esprit de Mozart »

[2] pour être plus précises, en do dièse mineur, opus 27 no 2

[youtube]https://youtu.be/eFIe8xoS1jI[/youtube]


C’était le jour d’avant…

Domi nous dit :
« Oyé les Nuls pour le défi “A quoi ça rime
Nous voici à la lettre M »

C’était le jour d’avant…

C’était le jour d’avant, le vingt-cinquième,
Revenant du pays d’entre-deux m…
Mais oui, l’entre-deux-mondes, celui que j’aime,
Je voyageais joyeuse mais bien secouée en « zem »

KWABO-expo-photos-18éme-Championnat-dAfrique-dAthlétisme-Bénin-2012-19Un super taxi moto nommé, je crois, Salem
Ramené du Bénin… Et me voilà non loin de Bethléem
Ville que j’avais imaginé en rêve, comme un poème…
Mais, c’est difficile, quand on a la flemme
De parler une langue inconnue. Ne connaissant que le louchebem
J’ai de nouveau largué les faubourgs inconnus… Zem
Reprend ma route vers Jérusalem…
Paysages magnifiques, désert semé d’hélianthèmes
Villages accueillants, et les gens… Ha ! Que j’aime
leur hospitalité… Mais voilà un vrai problème :
Il faut que je sois à Angoulême
Pas demain, cet après-midi même…

Hélianthèmes

Alors prendre bateau ou avion, un vrai dilemme !
Et bien, croyez-moi ou non, cet aprem
A 16 heures tapant j’étais à Angoulême…
J’ai dégusté avec ceux que j’aime,
Un gâteau d’anniversaire et un double café crème
Et nous avons écouté de façon très sereine,
Une des symphonies de Bethoven, la neuvième…

Allez, à la semaine prochaine !


I, J, K, nous irons là-bas, L, M, N, où l’an Neuf nous mène…

Et oui… Je me rattrape comme je peux ! 🙂

Je fais le vœu de retrouver, lors de mon passage en 2015,  la muse de l’écriture… et pour vous, de la garder et la dorloter…

N’en déplaise à la communauté des Nains après mon passage le 27 décembre dernier dans le monde du Hobbit, j’ai fait un grand détour dans l’autre monde, celui de Narmia, et franchement, je n’avais nulle envie de revenir dans notre monde, où un certain Nicodème me gâche un peu la vie ! Bref ! Heureusement, mon amie Nouchka, berger allemand de son état, veillera sur moi en cette nuit de Noël, (Oups, erreur), en cette nuit de Nouvel An.

Pour être tout à fait dans l’esprit de mon nouveau défi, je ne ferai pas un vœu, mais neuf ! Je vous les dirai, peut-être, dans un prochain billet ! En attendant de revoir du mimosa à Nice et des Nénuphars au Temple-sur-Lot… j’irai visiter Nadar dans son univers très personnel, j’y côtoierai quelques uns de ses amis-auteurs comme Gérard de Nerval, Baudelaire, Balzac, Dumas et enfin, je prendrai la diligence, celle de Quimper-Corentin… Parce que Jules Noël me l’a proposé lors de mon dernier passage en Bretagne… Vous vous souvenez ? A moins que je ne me rende en Nissan 4X4 à Dieppe…   

« Dieppe (France) painting of Jules Noel » par Philippe Alès — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

« Dieppe (France) painting of Jules Noel » par Philippe AlèsTravail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

Belle nuit pour faire de beaux projets les amis, et à très bientôt pour de nouvelles aventures !

BONNE ANNEE CIEL DORE T DEREME apln


Du pays d’entre deux mondes, le Royaume de France où il fait bon vivre…

logo du bac domiComme je le disais l’autre fois…Le coin est sympa… Je vais m’y attarder… et folâtrer un peu… Pour 10 minutes de vidéo musicale plus 2 heures de théâtre… Oui, je me suis vraiment bien attardée…

Un franc sommeil m’ayant submergé – surement ces fleurs – je revenais à moi fraîche et dispose. Rien ne subsistait bien sûr de mon décor édénique… Mais j’étais sur mon territoire, le Royaume de France d’entre deux mondes, non loin de Fumel…Je m’étais noyée dans une forêt d’aventure, une forêt enchantée… D’autres chants, dont une flûte, en ce début de bel après-midi, éveillaient tous mes sens…

Et si vous avez dix minutes à perdre… Allez, venez près de moi, laissez filer ce temps qui vous emprisonne… Ecoutez… Fermez les yeux. Oui, vous êtes là, peut-être aussi, auprès de l’être aimé… Sa main dans la vôtre, simplement et laissez-vous emporter par cette musique… Vous y êtes… En parfaite communion…

A moins que vous ne préfériez, vous étendre dans la mousse près des fritillaires pintade délicates et rares, et lire à haute voix cette poésie d’Albert Samain sur les forêts… qui se marie si bien à la musique…

[youtube]http://youtu.be/ZVlyXh87b1g[/youtube]

Forêts

Vastes Forêts, Forêts magnifiques et fortes,
Quel infaillible instinct nous ramène toujours
Vers vos vieux troncs drapés de mousses de velours
Et vos étroits sentiers feutrés de feuilles mortes ?

Le murmure éternel de vos larges rameaux
Réveille encore en nous, comme une voix profonde,
L’émoi divin de l’homme aux premiers jours du monde,
Dans l’ivresse du ciel, de la terre, et des eaux.

Grands bois, vous nous rendez à la Sainte Nature.
Et notre cœur retrouve, à votre âme exalté,
Avec le jeune amour l’antique liberté,
Grands bois grisants et forts comme une chevelure !

Vos chênes orgueilleux sont plus durs que le fer ;
Dans vos halliers profonds nul soleil ne rayonne ;
L’horreur des lieux sacrés au loin vous environne,
Et vous vous lamentez aussi haut que la mer !

Quand le vent frais de l’aube aux feuillages circule,
Vous frémissez aux cris de mille oiseaux joyeux ;
Et rien n’est plus superbe et plus religieux
Que votre grand silence, au fond du crépuscule…

Autrefois vous étiez habités par les dieux ;
Vos étangs miroitaient de seins nus et d’épaules,
Et le Faune amoureux, qui guettait dans les saules,
Sous son front bestial sentait flamber ses yeux.

La Nymphe grasse et rousse ondoyait aux clairières
Où l’herbe était foulée aux pieds lourds des Silvains,
Et, dans le vent nocturne, au long des noirs ravins,
Le Centaure au galop faisait rouler des pierres.

Votre âme est pleine encor des songes anciens ;
Et la flûte de Pan, dans les campagnes veuves,
Les beaux soirs où la lune argente l’eau des fleuves,
Fait tressaillir encor vos grands chênes païens.

Les Muses, d’un doigt pur soulevant leurs longs voiles
À l’heure où le silence emplit le bois sacré,
Pensives, se tournaient vers le croissant doré,
Et regardaient la mer soupirer aux étoiles…

*
**

Nobles Forêts, Forêts d’automne aux feuilles d’or,
Avec ce soleil rouge au fond des avenues,
Et ce grand air d’adieu qui flotte aux branches nues
Vers l’étang solitaire, où meurt le son du cor.

Forêts d’avril : chansons des pinsons et des merles ;
Frissons d’ailes, frissons de feuilles, souffle pur ;
Lumière d’argent clair, d’émeraude et d’azur ;
Avril ! … Pluie et soleil sur la forêt en perles ! …

Ô vertes profondeurs, pleines d’enchantements,
Bancs de mousse, rochers, sources, bruyères roses,
Avec votre mystère, et vos retraites closes,
Comme vous répondez à l’âme des amants !

Dans le creux de sa main l’amante a mis des mûres ;
Sa robe est claire encore au sentier déjà noir ;
De légères vapeurs montent dans l’air du soir,
Et la forêt s’endort dans les derniers murmures.

La hutte au toit noirci se dresse par endroits ;
Un cerf, tendant son cou, brame au bord de la mare
Et le rêve éternel de notre cœur s’égare
Vers la maison d’amour cachée au fond des bois.

Ô calme ! … Tremblement des étoiles lointaines ! …
Sur la nappe s’écroule une coupe de fruits ;
Et l’amante tressaille au silence des nuits,
Sentant sur ses bras nus la fraîcheur des fontaines…

*
**

Forêts d’amour, Forêts de tristesse et de deuil,
Comme vous endormez nos secrètes blessures,
Comme vous éventez de vos lentes ramures
Nos coeurs toujours brûlants de souffrance ou d’orgueil.

Tous ceux qu’un signe au front marque pour être rois,
Pâles s’en vont errer sous vos sombres portiques,
Et, frissonnant au bruit des rameaux prophétiques,
Écoutent dans la nuit parler de grandes voix.

Tous ceux que visita la Douleur solennelle,
Et que n’émeuvent plus les soirs ni les matins,
Rêvent de s’enfoncer au cœur des vieux sapins,
Et de coucher leur vie à leur ombre éternelle.

Salut à vous, grands bois à la cime sonore,
Vous où, la nuit, s’atteste une divinité,
Vous qu’un frisson parcourt sous le ciel argenté,
En entendant hennir les chevaux de l’Aurore.

Salut à vous, grands bois profonds et gémissants,
Fils très bons et très doux et très beaux de la Terre,
Vous par qui le vieux cœur humain se régénère,
Ivre de croire encore à ses instincts puissants :

Hêtres, charmes, bouleaux, vieux troncs couverts d’écailles,
Piliers géants tordant des hydres à vos pieds,
Vous qui tentez la foudre avec vos fronts altiers,
Chênes de cinq cents ans tout labourés d’entailles,

Vivez toujours puissants et toujours rajeunis ;
Déployez vos rameaux, accroissez votre écorce
Et versez-nous la paix, la sagesse et la force,
Grands ancêtres par qui les hommes sont bénis.

(octobre 1896)
Albert Samain, Symphonie héroïque

C’était sans compter sur les chasseurs… Ils sont partout… dans les champs, les forêts… Enfin ils sont aussi…PAN ! …dans une pièce de Monsieur Georges Feydeau ! Alors invitez-vous au théâtre ce soir !

[youtube]http://youtu.be/VHlPlcOoZvg[/youtube]

Belle nuit… de mon beau pays de France !

 


Du pays d’entre deux mondes, les jardins de l’Eden…

logo du bac domiJe me suis beaucoup attardée… et oui !  

Et en prenant le sentier découvert, j’en étais là de mes réflexions…

« Qu’est-ce que je risque ? Peut-être y trouverais-je un jardin ? »

Je ne résiste pas à vous raconter la suite de ce voyage hors du temps et de notre espace …

Il y avait un jardin qu’on appelait la terre… Cela vous dit quelque chose ?

De Rebecca Kennison 1991

De Rebecca Kennison 1991

Et bien dans cette demi-conscience que l’on a au réveil, état dû vraisemblablement au parfum enivrant des fleurs qui vibraient sur les talus… j’ai aperçu, entrevue, distingué, trouvé, découvert, LE jardin… l’E-den.

Ma surprise était grande, bien sûr, mais je me sentais « flotter », incapable de résister à l’appel inaudible de ce jardin et de ses mystères.

J’y croisais Eve et Adam, tout à leurs amours. Il ne m’ont pas vu… Mais je n’ai pu résister à fredonner une chanson d’une autre époque en l’apercevant… Rien à voir avec les tableaux et sculptures connus…Mais ce texte n’est-il pas à propos ?

 

[youtube]http://youtu.be/PDOxbkj6KXg[/youtube]

 

 

Oh femme unique, péché, désir
Pour un serpent de bible
A brisé son empire
Bleu de l´enfer, couleur amour
Dessine sur la pierre
Les mots du premier jour
Saveur amère d´hommes interdits
A goûté les plaisirs
Que Dieu punit
Oh! Cœur mortel
Eve aux yeux pâles
Délaissée par le ciel elle a mal

{Refrain:}
Eve lève-toi et danse avec la vie
L´écho de ta voix est venu jusqu´à moi
Eve lève-toi tes enfants ont grandi
En donnant la vie je serai comme toi

Eve en musique
Fille en délire
Pour un enfant d´Afrique
A perdu le sourire
Eve en velours
Chagrin d´amour
Chemin du petit jour
Même plus rien
Oh! Femme future
Tous ces trésors
Le corps en aventure
Elle s´endort

{au Refrain}

Ne pleure pas
Mon histoire est là
Regarde-moi
Ta vie est en moi
Le temps s´efface

{au Refrain}

Eve lève-toi et danse avec la vie
L´écho de ta voix est venu jusqu´à moi.

Ellebore ou héllebore

Ellebore ou héllebore

J’ai eu bien du mal à continuer sur le sentier… M’arracher à l’étourdissante mélopée… et au parfum particulier des ellébores découvertes sur les talus…Non, pas de faute, l’ellébore s’écrit aussi hellébore ! Et elle a un tas d’autres noms tout aussi bizarres que son utilité… : herbe à sétons, herbe aux fous, pied de griffon, pied de lion, patte d’ours, rose de serpent, mors de cheval, pain de couleuvre[1]… Réputée dès l’Antiquité, cette fleur devait, dit-on, soigner la folie et la mélancolie…

Tout à mes réflexions sur la mélancolie, je passe un petit pont de bois sous lequel une eau claire chante et accompagne la voix unique de Cesaria Evora illustrant le magnifique endroit où je finis par m’étendre… Les compagnons de la Chanson ont dû être flattés de l’entendre, avec ce merveilleux accordéon qui pleure…

[youtube]http://youtu.be/6HQH750XOXw[/youtube]

Je m’éloigne le plus discrètement possible. Je me retrouvant sur un plateau herbeux, avec à mes pieds, la forêt équatoriale, comme dans les histoires d’aventures, mystérieuse et attirante. Aurais-je déjà franchis les distances à la vitesse du son pour me retrouver en Equateur ? Je m’imagine déjà auprès des chercheurs d’or, en plein Eldorado… En fait, je n’étais pas loin… Jugez…. Esmeraldas à deux pas de la Colombie… et de ses magnifiques émeraudes.

110px-Beryl-Calcite-33893Émeraude, de ce vert si particulier… pierre précieuse attachée à Vénus… Tiens donc ! C’est bien de circonstance, n’est-elle pas la déesse de l’Amour ?

Et bien le coin est sympa… Je vais m’y attarder… et folâtrer un peu… 


[1] En savoir plus sur http://www.aujardin.info/plantes/hellebore.php#Sh25JV2AbizF1bkX.99

 


Du pays d’entre deux mondes, la cité de la Douceur… D

Dormir…Dormir… Rêver… Oui… Et retard de publication !  😳

J’avais dit « bientôt » un nouveau Défi, dans les dédales de ma mémoire…

Le Dédale compliqué s’est avéré être aussi déboussolant que le labyrinthe de Dédale, surtout dans ma Deux chevaux Citroën Charleston (encore elle !) qui s’est métamorphosée… Je ne vous dis pas !

Et bien cauchemar, rêve ou réalité, voilà ce qui s’est passé…

Ma deux chevaux, en réalité Deux magnifiques chevaux ailés portant les noms de Árvakr, si noir et Alsviðr[1] d’un bordeaux sombre (ou en français de chez nous, « Tôt-levé » et « Très-rapide »), me dépose après plusieurs heures d’errance, à la sortie de ce fameux labyrinthe…

Et aussi vrai que la terre est ronde, je me suis retrouvée dans un étrange endroit tout bleu, très bleu, garée devant une porte double… Un écriteau :

Consultation de la Carte du Tendre
pour les porteurs de la lettre B et D,
dans Deux heures.
Attention !
Etre muni de son passeport
de « grand Déambulateur » ou de grand « Baladeur »…

J’ai dû rater un épisode de ma vie !

Déboussolée, je me suis éloignée un peu de l’endroit et j’ai fouillé derechef, toutes les poches de mes vêtements… sans résultats. Aucun passeport. Alors il m’est venu à l’idée d’aller chercher dans mon « fouillis du fond du sac », ce sac qui ne me quitte jamais.

Il y était ce fameux passeport. A la place du nom, il y a le mot « Déambulateur » et entre parenthèses, trois mots, PETITMOYEN – GRAND. Ouf ! J’ai du mal à reconnaître ma frimousse, sous un chapeau de feutre et derrière la voilette… Normal…C’était un souvenir parmi les autres !

Doisneau-baiser-de-lhotel-de-ville1Pour « tuer» le temps, je visite une galerie d’exposition de photos, suspendue dans le bleu, où les célèbres clichés de Doisneau, mis bien en évidence, côtoient ceux de Willy Ronis et d’autres… Des amoureux, des amoureux et encore des amoureux…bastillelovers_bg

Douze coups de cloche… Les portes, rejoindre vite les portes…La carte du tendre m’attendait maintenant…Mais dans quel pays la situer ? Le Danemark peut-être, à cause de chevaux mythologiques Árvakr et Alsviðr ? A Dybvad ? Un lac… non loin de la petite cité que l’on croit médiévale. Peut-être celui de l’Indifférence ?

290px-Daphne_striata_100604Quelques buissons de Daphnés odorants roses m’accueillent, m’invitant à entrer. Les portes monumentales se sont ouvertes et je me suis mise à arpenter cette carte du tendre si joliment chantée par Georges Moustaki… dont je connais les paroles par cœur… Là, au théâtre Dejazet, salle mythique où l’on y a vu les plus grands…

[youtube]http://youtu.be/o7cz0TkGcSI[/youtube]

Paroles La Carte Du Tendre

Le long du fleuve qui remonte
Par les rives de la rencontre
Aux sources d’émerveillement
On voit dans le jour qui se lève
S’ouvrir tout un pays de rêve
Le tendre pays des amants
On part avec le cœur qui tremble
Du bonheur de partir ensemble
Sans savoir ce qui nous attend
Ainsi commence le voyage
Semé d’écueils et de mirages
De l’amour et de ses tourments

Quelques torrents de médisance
Viennent déchirer le silence
Essayant de tout emporter
Et puis on risque le naufrage
Lorsque le vent vous mène au large
Des îles d’infidélité
Plus loin le courant vous emporte
Vers les rochers de la discorde
Et du mal à se supporter
Enfin la terre se dénude
C’est le désert de l’habitude
L’ennui y a tout dévasté

Quand la route paraît trop longue
Il y a l’escale du mensonge
L’auberge de la jalousie
On y déjeune de rancune
Et l’on s’enivre d’amertume
L’orgueil vous y tient compagnie
Mais quand tout semble à la dérive
Le fleuve roule son eau vive
Et l’on repart à l’infini
Où l’on découvre au bord du Tendre
Le jardin où l’on peut s’étendre
La terre promise de l’oubli

Carte_du_tendreJe me sens bizarre dans cette carte froide, finalement, et déçue aussi… Parcourue dans tous les sens, j’ai lu la carte… La carte raconte, la carte porte des mots, mais elle n’est rien car il y manque un mot, chaud, brûlant, ce mot nécessaire à la vie, à l’amour, à toutes les choses à entreprendre….

Il manque le mot Désir !

Reste à visiter l’alentour de la carte… Peut-être y trouverais-je un jardin ?


[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%81rvakr_et_Alsvi%C3%B0r

 


Du pays d’entre deux mondes, au bout de l’Océan de l’Irréel…

Bon jorn[1]

Et oui, face à la mer, promesse d’autres voyages…

Mon joli vaisseau fantôme était une Caravelle, échouée quelques centaines d’années auparavant. Elle survola les pays d’Afrique et d’Asie, à travers l’espace et le temps comme le font tous les vaisseaux naviguant sur l’océan de l’Irréel.

Fatiguée de ne voir que de l’eau, je sollicitais ma belle Caravelle pour qu’elle se rapproche des terres, et bientôt une Côte fut en vue.

Calendrier 2015Si besoin, je n’avais sur moi qu’un objet pouvant servir de Cadeau ou de monnaie d’échange, un magnifique Calendrier 2015, n’ayant jamais servi…

Avec tendresse, je me souvins que certains de mes Compagnons aimaient boire et chanter, quel que soit le siècle, le jour de Saint Crépin… jour de ma venue en ce drôle de monde… Curieux d’ailleurs que l’on ne fête ce jour-là que Crépin ! Car lui et son frère Crépinien, tous deux Cordonniers de la ville de Soissons au troisième siècle, exécutant des Chaussures de fort belle qualité, furent décapités le même jour…et après plusieurs tortures dont ils échappaient à chaque fois, miraculeusement !

Bossche_Martyrdom_of_SS_Crispin_and_CrispinianLa belle affaire que ce 25 octobre… où l’on se rappelle bien sûr que ce fut également la Bataille d’Azincourt en 1415 (lors de la guerre de Cent Ans) dont les anglais furent les vainqueurs…

Mains revenons à nos côtes aperçues au loin… Celles de la Chine, bien sûr !

石室_outlook_2 ste catherineLà, dans le petit matin, une lueur, comme un rayon lumineux scrutant le Ciel, la Cathédrale du Sacré-Cœur de Jésus, émergeant des terres, semblable au bateau fantôme, dans une ascension verticale… Une cathédrale en pierre dans la Chine d’un autre âge.

C’est Canton qui m’accueille, le temps d’une visite pour découvrir les deux pierres enchâssées venant des Catacombes de Rome.

Curieusement la ville est déserte, le grincement d’un pousse-pousse me fait douter du siècle traversé, mais qu’importe, le bonheur du voyage est là !

Scopitone_02

Je m’installe dans le pousse-pousse qui m’emporte dans des ruelles ou des néons anachroniques m’invitent à rentrer dans des établissements bizarres. De l’un d’entre eux s’échappe de la musique… Je m’offre ce luxe, une pièce dans la fente d’un scopitone de la société française Cameca et j’appuie sur les touches C Cinq : et surprise, je reconnais un français, relation d’une relation de l’amie d’un neveu…Christophe ! Oui, Christophe Ravet qui chante dans son dernier Clip… Attention aux oreilles délicates – sourires –. Mon Chef…

[youtube]http://youtu.be/EviUie-UC1Q[/youtube]

 

Me voilà épuisée par la vie et les cadences de ces pauvres gens… Heureusement,

Miss Charleston

Miss Charleston

Miss Charleston m’attend au coin de la rue, et je m’installe pour dormir sur la banquette arrière, pendant que ma Miss, reprend le chemin de chez moi, en l’an 2014 !

Dormir, dormir… Rêver… Bientôt un nouveau Défi, dans les Dédales de ma mémoire…


[1] Bonjour en occitan


Du pays d’entre-deux mondes, le domaine du Bordemer… B

Bonjour, Bonsoir,
Je vous l’ai dit l’autre jour… 
«Je suis bien décidée à continuer mes voyages, ne voulant pas prendre racine, jusqu’au jour où l’on me retiendra de gré ou de force ! »…
Après mon passage dans le domaine du Fouzitou, je suis rentrée chez moi et j’ai repris mon rôle de « Dame de Ladignac » quelques délicieux moments…
Bien reposée, un matin, j’ai fait tourner la cuillère de mon petit déjeuner, et pris le chemin que m’indiquait le manche…
L’aventure, ah oui, l’aventure… je venais d’en avoir un aperçu et déjà je rêvais de repartir…

Bisons_-_Les_Jamblancs_-_Bourniquel_-_MNP

Les bisons – Les Jamblancs – Bourniquel – Dordogne – Aquitaine

Avec un léger BALUCHON, je prenais la route sur BISON blanc, celui qui m’avait suivi lors de mon escapade dans les territoires sauvages d’Amérique du nord… Il me pressa de passer par Jamblancs, BOURNIQUEL[1] en Dordogne, pour admirer ces congénères européens d’un autre temps…Mais les lieux étaient vides et les roches où leurs formes gracieuses étaient incrustées, disparues. Une plaque : disait « exposés au Musée de Chicago »… Ces merveilleuses trouvailles de l’époque BADEGOULIENNE (18000 ans) dormaient à l’étranger, à des milliers de kilomètres d’ici… Après avoir poussé jusqu’à cette fameuse grotte de BADEGOULE[2], l’un des sites les plus réputés pour ces fouilles archéologiques, qui donna son nom à une époque de l’histoire de notre terre, le BISON blanc déploya ces ailes et piqua jusqu’à Île de BENIGUET.

1892300

Béniguet, archipel de Molène – Bretagne

L’ile de BENIGUET fait partie de l’archipel de Molène au large du Conquet. Merveilleuse BRETAGNE !

Un piqué, droit devant… On atterrissait près des ruines de Louédéguet, balayées par les vents et les embruns, minuscule village abandonné…
BISON blanc n’était pas venu là par hasard. Une rumeur parlait d’un dragon magnifique qui pourrait être originaire d’un pays celte et serait venu se réfugié dans l’ile…
BRUNUHVILLE en raconte aujourd’hui l’histoire, dans une BALLADE médiévale par la voix envoutante de Sham…

Il faut dire que l’histoire de ce dragon nommé Hudraer était et est toujours une histoire fantastique intitulée « The Essence of Life » par l’auteur….

BRUNHVILLE, le créateur de ce conte raconte…
« Hudraer est un dragon, antique qui vit dans une île mystique appelé Lyr. Il est l’observateur de notre monde, le monde humain. Craignant que le genre humain finisse par s’éteindre en raison de son désir égoïste de pouvoir, Hundraer envoie son fils unique et disciple, Madraer, dans le monde humain pour récupérer un enfant qui, la prophétie le dit, a le pouvoir de sauver le monde de la destruction de l’humanité.

L’histoire est racontée par Madraer à travers son voyage pour récupérer l’enfant à Lyr. »

[youtube]http://youtu.be/mVNDXHfAuuU[/youtube]

Malheureusement, pas de dragon… Bison BLANC, est déçu et continu sa quête, sans moi.

Le vaisseau fantôme par Flying-Dutchman

Le vaisseau fantôme par Flying-Dutchman

La faim se fait sentir et quelques BAIES (des mûres sauvages) feront l’affaire pour calmer mon estomac en attendant le BATEAU fantôme qui accoste régulièrement sur le flanc ouest de l’ile… Je reste confiante pour mon retour sur le continent, du côté de Lanpaul-Plouarzel par exemple pour me reposer sur un BANC… Face à la mer, promesse d’autres voyages…


[1] « Bisons – Les Jamblancs – Bourniquel – MNP » par Sémhur — Travail personnel. Sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0-2.5-2.0-1.0 via Wikimedia Commons 
[2] … Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Badegoulien