C’est incroyable comme on est vulnérable quand on est malade…

Au fond de mon lit, la nervosité me fait râler. La fièvre rend mon corps insupportable. Je ne supporte pas mes jambes posées l’une sur l’autre. Cela me fait mal, et en les changeant de place,
l’une après l’autre, je frissonne. Je déteste les draps froids. Mes pieds sont gelés… Je me rassemble en position fœtale, pour avoir chaud, mais mon corps me fait mal …MP900337311 oméopathie

Je me retourne, tourne et me retourne encore…

Pendant ce temps, mon esprit boue… questionne… ne raisonne plus…

Mes yeux clos à l’excès n’empêchent pas les images qui défilent, qui s’échappent de mes boites aux souvenirs, boites que je n’ose plus ouvrir, ces boites où sont enfermés les plus beaux et les
plus terribles des souvenirs.  Les voix et les parfums y sont aussi. Et même le souvenir du toucher, de la sensation qui naît de ce geste, amour ou colère. Dans ma tête règne un vrai
capharnaüm !

Pourquoi la fièvre exacerbe-t-elle toujours le corps, pourquoi rajoute-t-elle la souffrance à la souffrance ?

Brutalement je m’assoie sur le bord de mon lit pour tousser de cette toux qui m’arrache des sifflements et égratigne encore ma gorge, cette toux qui enflamme mes poumons.

J’ai mal.

Comment est-ce arrivé ? Pourquoi cette toux récidive… Déjà l’année dernière… Je crois dans ma fièvre que je vais jouer une version courte et rapide de la dame aux camélias.

 

CIELS-NUAGES 5434J’enfile ma robe de chambre, sort de
ma chambre, descend l’escalier. Par la petite fenêtre je regarde le jardin tristement éclairé par le rayonnement froid de la lune. Tout est calme, rien de bouge. A peine un souffle de vent qui berce les branches des arbres et des haies…

 

 

Je fais chauffer de l’eau et la verse généreusement sur deux pincées d’une tisane pectorale trouvée dans ma boiteMP900401457 tisane à infusions. Avec ma tasse de tisane dans la
main, je remonte dans ma chambre. Elle est trop chaude et je la bois à toutes petites gorgées, au fond de mon lit, la couette remontée et coincée autour de moi. Mes pieds ne veulent pas se
réchauffer.

La chaleur de la tisane m’apaise, et je me dis en regardant le radio-réveil que le matin ne va pas tarder, pourvu que je me rendorme…

Un baiser sur mon front brûlant, il vient me dire qu’il part travailler. Pour moi, la fièvre est tombée mais mon corps et mon âme me font toujours mal.

 

27 novembre 2007

Je vous rassure, je vais bien. C’est un vieux texte…