Les tableaux inspirent, la nature aussi…

Il pleuvait ce jour-là, mon cœur était lourd, et j’étais triste… Et puis après un gros coup de tonnerre, je regarde par la fenêtre, et cette étrange lumière qui mêle l’eau et les rayons du
soleil, celle qui s’échappe du dessus des nuages, quand ceux-ci veulent bien partager un peu cette beauté… tout doucement se pose sur mon visage… Je sens sa caresse tiède…

Alors, j’ai une envie folle de saisir cet instant, comme si c’était tout à coup, la chose la plus importante de ma vie… Peindre ? Non, je ne pourrai capturer ces couleurs, cette douce chaleur.
Très vite je repère le seul objet capable de m’aider à m’emparer de l’instant, pour l’immortaliser… Ma boite à images ! Je sais que ce que je vois n’est pas ce que je vais dérober au ciel en cet
instant, mais je tente quand même… Un clic, puis un deuxième… Les nuages ne m’attendent pas, ils emportent ce joyau lumineux au-delà de moi, au-delà de mon ciel, de mon univers… C’est fini.
L’instant magique à disparu…

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Ma tristesse revient… Et je m’entends fredonner cette chanson de mes jeunes années, tant chantée que je n’ai pu l’oublier…

L’espérance,

1. Le front penché sur la terre
J’allais triste et soucieux
Quand j’entendis la voix claire
D’un petit oiseau joyeux.
Il me dit : Reprends courage
L’Espérance est un trésor.

Même le plus noir nuage
A toujours sa frange d’or.

 

(bis)

2. Lorsque le ciel se fait sombre
J’entends le petit oiseau
Murmurer là-haut dans l’ombre
Sur sa branche au bord de l’eau.
Et bientôt son doux ramage
Nous donne un nouvel essor.

3. Quand la nuit n’a pas d’étoile
Et le jour pas de soleil,
Nous voyons au coin du voile
Poindre un beau rayon vermeil.
Jusqu’au terme du voyage
Nous pourrions chanter encore.

4. Mais il partit vers le Père
Et jamais ne le revis.
Je me penchais sur la terre
Et la contemplais ravi.
Car il n’est que l’Espérance
Pour animer notre cœur.

Qui de nos plus noires souffrances
Sait toujours être vainqueur.

 

(bis)