Cette année, février, tu auras vingt-neuf jours.
Quatre années, il te faut pour gagner une journée.
Mais au cours de l’histoire cela n’a pas toujours
Eté le cas. Et je vais ici le conter.

Numa Pompilius sage après Romulus
Réforma, divisa, aménageant le temps
En un an ou douze mois, et ni moins, ni plus
Ans lunaires et solaires, ils devinrent céans.

Traité sur les tailles

Jules César, bien connu, osa le modifier
Jours fastes et néfastes ainsi disparurent.
On vit apparaitre l’autre calendrier.
Le Julien est né un jour de bon augure.

Le vingt-neuf février tous les ans était là
Trente ou trente et un jours chiffrèrent les autres mois
Répartit autrement. .C’est que Jules ajouta
Dix jours ! Donc, trois-cent-soixante-cinq jours ? C’est bien ça !

Et les siècles passèrent…

C’est Grégoire Treize qui pour les citoyens,
Au mois d’octobre mille cinq cent quatre-vingt-deux.
Du quatre de Julien on vint au quinze de grégorien,
Corrigeant l’écart de dix jours en moins de deux !

Par le monde, des peuples ont fait autrement.
Il y eu, en dix-sept cent douze, en Suède, un matin
d’un mois de février de trente jours. Celui-ci valant
Le vingt-neuf février de julien et le onze mars de grégorien

Compliqué cette affaire…

L’URSS, pour les ans mille-neuf cent trente et trente et un
Trente jours pour chaque mois : calendrier révolutionnaire !
A la manière des sans-culottes, c’est le choix du calendrier républicain
Mais en mille neuf cent trente-deux, les dirigeants l’abandonnèrent.


Voilà en quelques strophes, avec un certain toupet
Des phrases disant qu’un monde plein d’audace,
Pour  avoir des repères, son temps est à diviser.
Mais patient, inexorable, le temps lui, passe…