Pas de force pour écrire en ce dimanche… Fait froid !

En panne de vers, mais du vert, vraiment vert… Je n’en manque pas ! Une vraie symphonie ! La campagne décline en ce moment, toutes les sortes de verts dont elle dispose… Des pâles et
des sombres, de ceux qui annoncent les futurs épis de blé et autres céréales, des verts gris sur les tuiles et dans les cours, des lichens et des mousses qui se gorgent du trop pleins des eaux…
Des verts cristallins, qui se cachent, timides et mélodieux, tapis aux fonds des ruisseaux et sur les plages des étangs qui habituellement sont découvertes… Des verts noirs, ceux des aiguilles de
pins qui jouent avec le soleil, cachant ceux qui chantent la nuit et dorment dans leur bras accueillants pendant le jour… Et dominant cet orchestre verdoyant, de nombreuses partitions qui se
mêlent et s’emmêlent à celles des verts… le chant des oiseaux : le signe de la vie des piaillements des petits, les ballets amoureux et ailes qui s’étreignent, les bâtisseurs ailés et becs
adroits… Pas de moteurs…A peine de brise pour faire chanter les feuilles… Une douce matinée d’avril…

CIELS-NUAGES-1459.JPG

Alors George Sand se joint à moi, avec ces vers à elle, que je déclame haut et fort en regardant le ciel…

N’est-il pas plus beaux conseils à donner à ses petits-enfants, comme elle le fit à travers ses vers, offert à sa petite-fille Aurore, l’année de sa naissance ?

À Aurore

La nature est tout ce qu’on voit,
Tout ce qu’on veut, tout ce qu’on aime.
Tout ce qu’on sait, tout ce qu’on croit,
Tout ce que l’on sent en soi-même.

Elle est belle pour qui la voit,
Elle est bonne à celui qui l’aime,
Elle est juste quand on y croit
Et qu’on la respecte en soi-même.

Regarde le ciel, il te voit,
Embrasse la terre, elle t’aime.
La vérité c’est ce qu’on croit
En la nature c’est toi-même.

George Sand (1866)

Bon dimanche avecl’album photo de mon ciel dans tous ses états, et même plus…