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Jardin d'hiver à Cuzorn (47)

Jardin d’hiver à Cuzorn (47)

Chers abonnés délaissés mais toujours aimés…
Voila que je fais mes premiers pas toute seule comme une grande… avec WordPress

Mon humeur est un peu maussade, en rapport avec le temps, en rapport avec mon âme…

Les beaux jours sont attendus comme une chance de renaissance, comme un espoir d’inspiration, comme une île pour un naufragé…

Hop, un petit tour dans ma galerie photo pour partager une l’ambiance d’un jardin d’hiver en charmante compagnie… Merci Monsieur Salvador…

Belle soirée !


Bien sur, ceux que nous aimons…

« Bien sur, ceux que nous aimons ne nous appartiennent pas, mais notre cœur leur appartient. »

 Voyage au cœur du chagrin – Susan Squellati Florence

coucher de soleil sur la colline 3

Lever ou coucher de soleil… Toujours magnifique…

Qu’il est doux de retrouver ceux que nous aimons après l’absence, l’hôpital, le doute… A bientôt !


L’attente…

Vous, ma maîtresse chérie, je vous attends. Chaque matin je vous appelle ; chaque matin, je crie mon besoin de vous voir. Un appel si particulier que forcément, vous savez que je vous appelle… Je me campe devant votre porte. Assise, patiente. Parfois je devine un soupir, un bâillement… J’entends… J’ai veillé sur la maison pendant votre sommeil. A l’affût du moindre bruit, de ces mouvements inaudibles pour vos oreilles humaines. Je peux barrer la retraite au mulot imprudent… pour vous plaire. Je vous attends… J’approche mon nez de la fente de la porte. Je sens votre parfum, je sens cette nouvelle crème pour vos mains. J’aime alors y frotter mes babines.

Vous vous éveillez. Vos pieds enfilent les chaussons et la soie de votre peignoir crie doucement sur votre corps. Vous faites le tour du lit. J’attends follement… Je me frotte à cette porte qui tarde à s’ouvrir. Allez-vous me voir ? J’aperçois votre jambe dans l’entrebâillement et me couche à vos pieds au risque de vous faire trébucher. Mais vous saviez vous aussi… Comme chaque matin, je suis là ! Je m’étire sur le flanc, plissant les yeux, tirant sur mes pattes, délicieusement, délivrée de ma posture de gardienne. Votre main se perd dans mon pelage, vos doigts glissent dans les longs poils et je vous offre mon ventre. Que miaulez-vous ce matin ? je sais vos intentions dans vos intonations. Peut-être un peu pressée ce matin ? Rétablissement vite fait sur mes quatre pattes, direction, ma fenêtre… Je vous précède, ne sachant vraiment pas ce que vous allez faire, et me retourne pour vérifier que vous me suivez bien. Notre rituel matinal est bien rôdé. Sur le bras du canapé, été comme hiver, je vous demande d’ouvrir ma fenêtre, puis mes volets. Chaque matin, ils grincent pour moi. Un saut sur le radiateur, puis sur le rebord de la fenêtre…. Enfin, sentir les odeurs de la nuit qui fuit, c’est vital pour moi… Vous me regarder faire chaque matin. Puis je devine le passage du mâle d’en face qui ne peux s’empêcher, malgré la peignée que je lui ai mise, de revenir sous ma fenêtre la nuit marquer son territoire sur le pot de fleur de ma maîtresse, ça m’agace… Je l’entends parfois grogner. Vous aussi grogner après ce voisin envahissant. D’un bond, je me retrouve sur la terrasse et invariablement – ou presque – je longe la maison et tourne le coin, pudiquement pour me soulager vers le fond du jardin. Je reviens vite, car pour rien au monde je ne voudrais louper la friandise matinale que vous m’offrez lors de votre premier repas… Sur votre doigt, un peu de cette graisse à étaler… J’en raffole et cela me met en appétit pour déguster mes croquettes croustillantes. Voilà qu’il est temps de vous quitter douce maîtresse. Juste un dernier regard vers vous avant de rejoindre mon lit dans la chambre des enfants… qui ne sont plus là !

Un jour, comme çà… Janvier 2016


La poésie, un prétexte à photo…

Ma maison est assise au vent… de Cécile Sauvage (1909)

Tirée du recueil « Mélancolie ».

Ma maison est assise au vent
Dans une plaine sombre et nue
Comme un tombeau pour un vivant
Où s’agite ma chair menue.

Les longs brouillards viennent frôler
Au soir ma porte solitaire,
Et je ne sais rien de la terre
Que ma tristesse d’exilé.

 

Brumes sur le Lot - Automne 2015


P

Défi…des fois… Jouer le jeu, quoi !

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Le P… Ben là… J’ai pas su anticipé…. Alors voilà mon dernier délire…

 

Et non… Je ne suis pas partie à Papeete !
Bien que telle était mon intention… Je l’ai loupé !
Quoi ? Et bien l’avion ! Ah quelle équipée !

Alors, bien déconcertée, j’étais toute crispée
Et mes amis m’ont invité pour m’occuper
Et que je pense à autre chose… J’avais enfin la paix.

Pourquoi ? parce que une fois qu’il m’ont fait boire une lampé
De Malibu au jus d’ananas bien frappé
Nous avons été au concert dans les Pyrénées, à Saint-Pée…

J’ai surtout aimé la chanson de Stéphane Eicher, « déjeuner en paix »
E partage…

[youtube]https://youtu.be/4J5S9IDsQkI[/youtube]


Se délecter des mots des automnes en vers…

Brumes sur le Lot 2-reduitVoilà que je relis les vers d’Anna de Noailles qui viennent illustrer quelques-unes des photos de mes dernières balades…

Tout comme le printemps, j’attends cette saison avec délice, espérant ses couleurs magnifiques et chaudes, goûtant la tiédeur d’un soleil émergeant des brumes matinales, foulant avec les souvenirs de ma jeunesse, les feuilles mourantes qui sacrifient leur vie pour le renouveau de la terre…

Premieres couleurs d automne-reduitAvant d’ entrer en octobre, pour vivre, peut-être, un bel été indien… regardons encore septembre !

L’automne 

Voici venu le froid radieux de septembre :
Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ;
Mais la maison a l’air sévère, ce matin,
Et le laisse dehors qui sanglote au jardin.

Comme toutes les voix de l’été se sont tues !
Pourquoi ne met-on pas de mantes aux statues ?
Tout est transi, tout tremble et tout a peur ; je crois
Que la bise grelotte et que l’eau même a froid.

Les feuilles des trembles meurent sur l eau...

Les feuilles des trembles meurent sur l eau…

Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
Elles voudraient aller où les oiseaux s’envolent,
Mais le vent les reprend et barre leur chemin
Elles iront mourir sur les étangs demain.

Le silence est léger et calme ; par minute
Le vent passe au travers comme un joueur de flûte,
Et puis tout redevient encor silencieux,
Et l’Amour qui jouait sous la bonté des cieux

S’en revient pour chauffer devant le feu qui flambe
Ses mains pleines de froid et ses frileuses jambes,
Et la vieille maison qu’il va transfigurer
Tressaille et s’attendrit de le sentir entrer.

Anna de Noailles, Le cœur innombrable

 


Mes trouvailles… Linge, etc.

Je suis contente de mes dernières trouvailles… 

Un ensemble de toilette dont je pense qu’il est art nouveau. Il manque la poire. Donc à restauré… Mais j’aime bien…

En verre rosé avec de fins traits de dorure tout autour

– En verre rosé avec de fins traits de dorure tout autour

 

Sous un autre angle...

– Sous un autre angle…

Le napperon trouvé le même jour ainsi que les petites serviettes que je pourrais assortir à la nappe en dessous, mets en valeur les trois pièces de cet ensemble.

Une chance de trouver ces petites serviettes qui se marient bien avec ma nappe...

– Une chance de trouver ces petites serviettes qui se marient bien avec ma nappe…

A bientôt…

-Un joli ensemble d'objets de toilette bien plus récents mais bien charmants

-Un joli ensemble d’objets de toilette bien plus récents mais bien charmants


j »ai chiné…Mes dernières trouvailles… Une nouvelle rubric-à-brac…

Bonjour ami(e)s,
Une envie de partager avec vous de mes dernières trouvailles chez Saint-Vincent-de-Paul.
2015-09-26 16.35.58Oups, allez-vous me dire, » quezaco » ?
Et bien c’est l’un de mes endroits préféré pour chiner, une ressemblance lointaine avec « Emmaüs ».
Ma maison, une vieille dame de 218 ans, ne supporte pas les meubles design… Cela ne va pas avec son genre de beauté. Alors je m’adapte et cède à ma passion des vieilles choses qui ont une âme… Redécouvrir ou détourner des objets, des meubles, créer une certaine atmosphère… Poétique, nostalgique, personnelle… Mes ambiances pour une maison qui vit toujours…
Une nouvelle catégorie pour mon humeur du jour et créations…

Opération nettoyage

Opération nettoyage

La petite chambre jaune, a été agrandie et refaite cet été. La voilà presque prête pour accueillir une amie demain soir…

Dépoussiérage, lavage et séchage du petit mobilier… Je ne crois pas que je repeindrai les tables de nuit…

 

 

 

 

 

Et hop… Les voilà mises en place…


Lettre à mon bel hidalgo…

Défi…des fois… Jouer le jeu, quoi !

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L’O…pas facile ! Même s’il y a plein, plein de suffixes en O… Pour rester dans le domaine musical… Petites fiction !

Lettre à mon bel hidalgo…

Pourquoi vivre dans un tel quiproquo ?
Pourquoi m’as-tu tourné le dos ?
Quand nous avions la deux chevaux,
Nous étions jeunes et beaux,
Et la vie elle-même était comme un adagio…
Nos meilleures années ? Mon dieu que c’est rétro !
Aujourd’hui, chacun de nous soigne ses maux.
Nous n’avons pas su trouver les mots
Nageant toujours entre deux eaux…
Après avoir vécu appassionato
Nous aurions dû rester disco !

 

Bye bye ! Ciao !
Quand tu veux au Cafecito !

La semaine prochaine ? J’espère la Paix !

 


Au clair de lune…

Défi…des fois… Jouer le jeu, quoi !
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Quelqu’un l’avait deviné… que j’annonçais le N
Car oui, j’ai écouté de façon très sereine,
La neuvième symphonie de Beethoven…

clair de lune TrentelsEh voilà ! J’y suis à la semaine prochaine…
Le voyage se fera ici, tout près de la fontaine
Un décor magnifique. Une rivière souterraine
Des fleurs par milliers… Chaque jour, je sème des graines
Qui font ce qu’elles veulent ! Ici rien ne pousse. Là, elles se déchaînent.
Comme dans certaines symphonies de Ludwig Van Beethoven…
Merveilleux compositeur, quel bienfait sa rencontre avec Haydn
Et ses études menées dans cette merveilleuse ville de Vienne[1] !
Je n’ai de cesse que de m’asseoir près de la fontaine,
Fenêtre ouverte laissant la musique en stéréo sur la chaîne,
S’échapper… Venir jusqu’à moi, faire bruisser le grand chêne…
Et doucement pleurer sur mes amours mortes…Que de chagrins, que de peines…

A vous ami, je murmure sans gêne : Ah que j’aime ce claire de lune,
La Sonate numéro 14 en do[2] !

 A très vite pour d’autres mots…


[1] Le 2 novembre 1792 Ludwig Van Beethoven quitte les rives du Rhin pour ne jamais y revenir, emportant avec lui cette fameuse recommandation de Waldstein :
« Cher Beethoven, vous allez à Vienne pour réaliser un souhait depuis longtemps exprimé : le génie de Mozart est encore en deuil et pleure la mort de son disciple. En l’inépuisable Haydn, il trouve un refuge, mais non une occupation ; par lui, il désire encore s’unir à quelqu’un. Par une application incessante, recevez des mains de Haydn l’esprit de Mozart »

[2] pour être plus précises, en do dièse mineur, opus 27 no 2

[youtube]https://youtu.be/eFIe8xoS1jI[/youtube]