Penser à elle, à l’autre.

En dedans, elle n’est pas la même, elle n’est plus la même.

Elle le sait. Je le sais.

Qui parlera. Elle ou moi.

Donnez la vie, donnez encore et encore la vie.

Corps gracile qui s’arrondit d’une vie, de deux puis de trois.

Chacun – inconnu – prend une partie de moi.

Etre seule pour ressentir la transformation, seule en moi.

Personne ne saura jamais la solitude.

Je, est seule.

Tourments des questions sans réponse.

Solitude à deux ? C’est à toi seule.

Imagerie médicale qui révèle ce qu’il y a dans la poche.

Un squelette, des organes, l’eau qui permet de vivre en l’autre.

Chaque femme vit son histoire à elle.

Elle, est seule.

Pierre noire, sanguine et craie blanche, estompe, sur papier beige avec effet d’estompe, de Elisabeth Louise Vigée Le Brun – Tiré du Catalogue de l’expo Paris Grand Palais 23/09/2015-11/01/2016

Puis doucement, penser à deux

Grandir à deux

Ecouter le monde à deux

Vivre seul chacun

La « délivrance »,

La « naissance ».

La séparation

Elle, Je, est seule…