Étiquette : temps

Le J de Joëlle ? J comme Jour bien sur !…

Hâte toi de vivre et conçois chaque jour comme une vie entière.
Sénèque
Voilà un principe qui me plait bien… 
Mais pas de cours aujourd’hui sur ce billet pour ce qui oppose ou unis épicuriens et stoïciens…
Seulement un rappel :  Bien vivre et donner un sens au présent, sans fuite en avant (le futur) sans amertume de l’avant (le passé)…
Voila un billet bien en retard ! Mais il faillait se creuser les méninges que je n’ai pas abondantes, et que faire de ce présent ?
Si vous avez envie de lire quelques strophes sur une petite aventure sur le temps que l’on ne maîtrise pas…
« Je ne veux plus rentrer puisque je suis hier
Et que ce lendemain reste encore aujourd’hui ! »
C’est ici, un billet déjà paru
Bon week-end à tous, et je vous visite (futur) ce week-end, c’est promis !
pour le J web
 

Le E de Ecriture…

parler-de-annuaire-pour-les-nuls

Bonjour,
A l’invitation de Domi, nous devons interpréter une citation connue tout en suivant l’alphabet. Une façon de créer le « dico des Citations de l’Annuaire pour les Nuls » peut-être ?
Ma contribution pour la lettre E.

« Si j’ai écrit ce moment, c’est parce qu’il était impossible à dire. L’écriture commence là où s’arrête la parole, et c’est un grand mystère que ce passage de l’indicible au dicible. »

Amélie Nothomb – Hygiène de l’assassin

Je ne suis pas une lectrice assidue d’Amélie Nothomb, mais j’admire cette jeune femme, très exubérante. Sa vie n’est et n’a pas été banale. Son exutoire, l’écriture…

L'instrument d'écriture, comme le prolongement de la pensée, juste avant qu'il soit sur le papier...

L’instrument d’écriture, comme le prolongement de la pensée, juste avant qu’elle soit sur le papier…

Après avoir écrit ces mots, ses mots, je m’efforce de penser à ce moment particulier entre l’indicible et le « dicible », un moment difficile à cerner, à visualiser, à palper, à écrire… Tout comme j’avais fait pour parler de, du « minuit »…

Encore un « slide », un flash-back, un souvenir à préciser .
– « Déjà écrit… Mais quand ? Mais où ? Ah oui… dans ma vie première d’écriture, ma vie en atelier d’écriture, puis dans ma vie de blogueuse, ailleurs, dans une autre communauté… Avant, quoi. C’est loin…  C’est ici !

Mais si vous n’avez pas envie de remonter le temps chez moi, voici ce à quoi je pensais
(ce n’est pas l’intégralité du billet)

La pendule de la gare de Cergy-St Christophe (95)

La pendule de la gare de Cergy-St Christophe (95)


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Merci à Martine  pour l’autorisation photo !
(Clic sur le remerciement pour voir l’origine de la photo !)

Minuit, c’est ni hier, ni aujourd’hui.
Minuit c’est la frontière entre deux jours.
Minuit c’est un interstice, un intervalle, une fente dans le temps.
Minuit ne dure jamais.
Minuit est insaisissable, invisible et pourtant immuable, invariable, persistant.
Minuit c’est le début et la fin. Minuit c’est chaque jour, ou chaque nuit la même chose.
Minuit c’est un passage, rond carré, lisse ou ondulé mais ce n’est même pas une fraction de seconde.
Minuit c’est un mot.
Et minuit fut femme jusqu’en 1530 où l’on disait « mie nuit », puis devint homme.
Il sera invariable : « vers les Minuit » !
Mais même si minuit n’est qu’un mot et qu’il n’est rien,
Il se retrouve dans des expressions célèbres
Comme Minuit chrétien,
Minuit, l’heure du crime,
Il est minuit docteur Schweitzer,
Le soleil de minuit…  
Bien que fugace,
Minuit est parfois important.
Le minuit le plus célèbre c’est pour les trois-quarts de la planète, le Minuit de la Saint-Sylvestre.
Et ce minuit-là fait le tour de la planète !

Tout aussi difficile à écrire cet instant entre deux riens…

Bisous du jour et beau week-end !