Il se souvenait de la naissance du jour d’après où la vie en lui, sur lui s’était réveillée, où la migration des petits et des grands avait commencé, ou la promiscuité sécurisante disparaissait et où tous les mondes, l’animal et le végétal, reprenaient le cours de leurs vies.

Alors, Tremolin admirait du haut de ses trente mètrées son royaume. Il s’étendait de son pied jusqu’où le ciel, la terre et l’eau se rejoignent.  Il était fier de régner sur cette terre d’abondance et d’accueil. Les cycles de septimes se succédaient aussi dans les autres provinces, et quelques rares espèces rejoignaient la septième province.

Il s’était pris d’affection pour une espèce qu’il ne connaissait pas. Curieux petits bipèdes roses et nus comme les vers de sable… Il aimait les sons mélodieux qu’ils faisaient. Ils croissaient et multipliaient comme toutes les espèces de cette terre neuve.

Tremolin se promit de donner un nom à sa vingtième années septimes tant à cette jeune province nouvellement peuplée, qu’aux nouvelles espèces migrantes installées. Pour le moment, tous goûtaient à la paix du monde du milieu.

FIN

Merci à Tremolin pour ses confidences de grand Sage et à Eyssaure le malicieux, vent doux du sud-ouest du Monde du milieu, son ami de toujours pour ses murmures.