Voici ma contribution à la lettre V… Défi sur la communauté des Nuls de cette semaine…

InVisible aux yeux de tous, la Valise Veille sous le Vieux lit de mur. La chandelle Vacille, inVitant les objets de la chambre à VireVolter sur le mur. Elle Vagit quand je l’ouVre, tel un nouVeau-né, et Vaillante, je m’assoie sur le tapis mauVe. Je suis épouVantée par les soupirs de la Vieille maison enVahit par la nuit. Dehors, le Vrombissement du Vent Violent me glace le sang… Vraiment, pourquoi ont-ils tous Voulu que je Visite seule, cette Vaste Villa des années Vingt…

Elle vagit quand je l’ouvre...

Elle vagit quand je l’ouvre…

La valise m’attire. Je m’aVance au plus près et à la lueur de la bougie, je surVole des yeux le contenu. Cartes postales, Vieilles photos, télégrammes, des enVeloppes aux formats et couleurs Variés, un Vrai trésor. Devant moi, des Vingtaines de Vies, en Vrac, rassemblées en paquets, liasses, genres… D’innombrables instants racontés, Vus et lus, enrubannés de faVeurs aux teintes surannées, parfois un galon fait office de lien…Bref, une Variété de missiVes reçues et oubliées.  J’ai éVacué toutes mes peurs car la curiosité est plus forte que l’épouVantable réalité de ma solitude à ce moment.

Cartes postales, vieilles photos, télégrammes...

Cartes postales, vieilles photos, télégrammes…

Avec braVoure, j’ose m’installer sur le lit ayant pris soin de Vider la Valise de la Valeur de deux ou trois petits paquets enVeloppés d’un Voile de soie. Deux d’entre eux sont enlacés d’un lien de dentelle de Valenciennes, et le troisième de dentelle à la naVette (appelée aussi friVolités).

Je dénoue précautionneusement le premier petit colis, et Voilà qu’apparaissent des mots tracés à l’encre Viollette… Une jolie preuVe d’amour, toute en Vers… L’éVocation de l’absence dans cette poésie raViVe mon sentiment de solitude…Plus Violente que jamais, la sensation du Vide m’enVeloppe et me renVoie à ma Vie d’autrefois, d’aVant…

Je m’effondre, tombe du lit et me blesse à la tête…

Ciel au coucher sur la forêt

Ciel au coucher sur la forêt

Des sels que l’on me fait respirer… La douleur raViVe les derniers instants. Je reViens à moi, affalée sur le plancher. Je me suis bel et bien cogné. Les souVenirs me reViennent doucement… La fenêtre derrière laquelle je me tenais, regardant les arbres bouleVersés, ployant sous le Violent Vent d’hiVer, s’est brutalement ouVerte, m’enVoyant à terre… Combien de temps suis-je restée ainsi, priVée de ma connaissance, de ma Vie d’ici… Quel drôle de Voyage dans cet uniVers parallèle !

Voilà, je Vous liVre tel quel mon aVenture. A Vous de Voir. Quel est le Vrai monde… J’éprouVe un doute quant à la Vérité !