Tiens, c’est chouette, un espace pour écrire ! 
Moi qui ai la plume bien pendue, je vais pouvoir parler de mes humeurs.
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C’est pas sur ! Je manque parfois d’assiduité dans la tenue régulière de mes blablas !
Pourtant j’en ai des choses à aligner sur une page blanche. Et tous les jours, ma tête, tel un volcan, crache mes humeurs.
– “C’est bien, diriez-vous, tu n’as qu’à écrire ce qui te passes par la tête !”
– “Facile à dire, que je vous répondrais. Car souvent, le temps que je m’installe à mon clavier, et pfuitttt ! C’est passé ! “
Ce matin de lundi, il y a quelque chose de changé dehors, comme les prémices de l’automne. Quand j’ai ouvert mes volets, la terrasse était mouillée, les feuilles mortes, tombées des arbres,
collées sur le carrelage, l’air chargé d’humidité et de senteurs oubliées pour un temps. 
J’ai pas envie qu’il arrive tout de suite cet automne. Je veux encore un peu d’été, de chaleur, de bourdonnements, de courants d’air chauds, je veux encore porter des tee-shirts à manches
courtes, des sandalettes, m’asseoir sur le canapé de la terrasse avec un livre ou un magazine, prendre mon petit déjeuner en regardant passer les lapins et les écureuils… Ils n’ont jamais été
si actifs, Rousseau et Roussette, les écureuils du jardin d’en face… Font des provisions ! Un autre signe de l’avancée de la saison, l’installation bruyante cette nuit d’un locataire dans le
grenier !
Allez, il faut que j’y retourne à ce quotidien tout nouveau, loin de la ville trépidente et des rumeurs monstrueuses.

Je veux que cela aussi continue.